Blog - Comment j'ai commencé le POKER (partie 1)

Par YoH ViraL
le 08 juin 2018 à 18:08

Comment j'ai commencé au poker (partie 1)

Je m’appelle Johan Guilbert mais les gens me connaissent surtout via mon pseudo en ligne YoH ViraL. Peu de gens le savent, mais je n’ai pas commencé avec le poker en ligne. J’ai débuté en LIVE, en casino et en cercle de poker.

Ma toute première partie en argent réel, je l’ai faite à 20 ans au casino de Dieppe en Normandie. On allait avec mon père, chaque année pendant les fêtes de fin d’années, rendre visite à mon grand-père. Étant originaire de Sarreguemines en Lorraine, ça faisait quand même une trotte car on avait environ 7 heures de route pour aller voir le papy. Mon père avait un petit rituel pendant ces vacances là, il faisait sa soirée annuelle au casino. Ce n’était pas du tout un joueur de casino. Il se faisait sa soirée parce que le soir tout le monde allait se coucher et avec la proximité du casino de Dieppe : “Autant aller voir ce qu’il s’y passe” se disait-il. Et cette fois-ci, je lui ai demandé de m’y emmener car je me suis souvenu que c’était le cas quand j’étais petit. J’y suis donc allé avec lui et j’ai découvert le casino. Cet endroit mystérieux, je dirai même un peu borderline, car en société on n’ose pas trop un parler.

Je ne savais pas encore que j’allais tomber amoureux de ce jeu, qui allait devenir seulement 1 an plus tard mon activité principale. Il y avait une atmosphère unique qui se dégageait de ces tables de poker. Je vois cette moyenne d’âge de 60 ans, lumières tamisées,...etc. Je m’y suis senti directement à ma place alors que je n’avais même pas encore joué au poker. J’avais vu, mais vite fait, quelques vidéos de poker et les gens me dévisageaient. Ils devaient probablement se dire: “Mais c’est qui ce fils à papa?”

La vérité, c’est que c’est mon père qui m’a prêté 50 euros pour jouer et m’a dit: “Si tu gagnes, on fait 50/50 et si tu les perds, on arrête”. Pourquoi pas, donc j’ai tenté. J’ai quand même demandé un petit rappel au niveau des valeurs (paire/double paire/brelan), je m’en souvenais vaguement mais ça semblait assez logique. Il m’a ensuite expliqué que cela se jouait à 2 cartes fermées et les 5 autres cartes sont des cartes communes à tous les joueurs de la table. Avec ça, je devais constituer le meilleur jeu possible avec 5 cartes au total. Je pouvais utiliser seulement une des cartes que j’avais en main ou les 2 et c’était parti. Je commençai la partie.

Un brelan d’As plus tard, je décide de me lever avec 170 euros devant moi. La fameuse chance du débutant, aussi appelé la “chatte d’Anissa Kate”. Et là je m’en vais vers mon père afin de lui rendre l’argent. Sauf qu’il décide de reprendre seulement ses 50 euros investis et me dit de garder le reste, soit 60 euros, car je l’ai gagné. Ensuite, plus rien. Je n’ai pas joué au poker pendant 1 mois, même si cette partie me trottait régulièrement dans la tête. J’y pensais souvent car j’avais pris beaucoup de plaisir à cette table et j’avais du mal à oublier ces sensations. J’appelai même des potes pour leur en parler et leur demander s’ils avaient déjà joué au poker. J’ai commencé à devenir très curieux. C’était comme si j’avais découvert le jeu de la vie. Un mélange de stratégie, de psychologie, d’argent et de sociabilité. C’était tellement complet comme activité que j’en suis arrivé à me demander comment je n’avais pas découvert ce jeu plus tôt.

Un mois plus tard, en août, on a loué une maison au Cap d’Agde avec un groupe d’amis du collège et du lycée. On était 11 à se partager les frais pour ces vacances ensoleillées. C’est pas que le soleil manque en Lorraine, mais parfois si. Le deuxième soir des vacances, il pleuvait des cordes, pas de chance. On était condamné à ne pas sortir ce soir.  Et là, Beno, un de nos potes propose: “On fait un poker?”

C’est vrai que j’y pensais moins, la passion était repartie aussi vite qu’elle était arrivée. Cette espèce de montée d'adrénaline que j'avais pu ressentir pendant la partie était redescendue. Mais là, c’est revenu d’un coup. Et j’ai directement lancé: “ On met combien?”

Tout le monde s’est accordé sur 5 euros. C’est là qu’a débuté notre partie alors que je me rappelai à peine les règles. Ils m’ont rafraîchi la mémoire et j’ai fini 4ème pour 0 euro, car seuls les 3 premiers étaient payés. C’était frustrant après 3 heures de jeu mais bon, j’ai appris plus tard que cela m’arriverait beaucoup plus souvent.

Le lendemain, il pleut encore et Beno propose cette fois de se rendre au casino qui se trouvait dans les alentours. Beno c’est le mal, il te propose tous les trucs en rapport avec le poker. Car oui, à l’époque je n’y connaissais rien. Ce n’était donc absolument pas rentable pour moi d’y jouer, chose dont je ne me rendais pas compte. Je tape alors simplement: “Stratégie poker” sur Google et je m'imprègne de la stratégie qui parle du “Petit tapis”. En gros cela consistait à se ramener avec le montant minimum à une table de Cash Game, en général 20/25 grosses blindes et d’attendre une main dite “Premium”. C’est à dire une grosse main comme AK, AQ, une paire de 10 ou mieux. Il fallait faire tapis directement après la relance d’un joueur tout simplement. Le plan était de se faire payer son tapis sans accroc, de doubler et de sortir de la table. Car oui, on ne peut plus pratiquer la stratégie du petit tapis si on n’a plus le petit tapis de départ. Tout comme il est interdit d’enlever une partie du montant qui se trouve devant nous. On doit jouer avec l’entièreté du tapis que l’on a devant soi car on ne peut pas décaver.

J’apprend donc cette stratégie sommaire par coeur. Cela me rappelle le “coup du berger” aux échecs. C’est un peu léger certes mais il vaut mieux savoir ça que rien du tout d’ailleurs. Cela permet de mettre échec et mat des adversaires qui ne savent pas jouer. Cette stratégie c’est pareil, cela va fonctionner un temps avec des joueurs qui n’y comprennent rien, mais cela ne servira à rien contre de très bons joueurs. Ce que j’ai appris plus tard c’est que contrairement aux  sports de compétitions, le poker étant un jeu d’argent, fait partie des jeux de “chance” de “hasard”. Du coup, il y a énormément de personnes qui ne sont pas formées du tout au poker sur qui ce genre de stratégie marche. C’est à dire que l’on peut se retrouver sur des parties assez chères, où l’on met plusieurs centaines d’euros en jeu comme en casino, et où les gens n’ont pas la moindre idée de ce que sont les réelles stratégies au poker. C’est ça qui est fou, ça n’existe pas ça aux échecs. Cela n’existe pas non plus dans les sports. En général, quand tu joues en compétition, les gens sont à peu près formés. Au poker, c’est un jeu dans lequel tu peux entrer en payant, sans formation. Probablement pour de mauvaises raisons, comme celle de vouloir gagner le gros lot directement. Le peu de stratégie que j’avais apprise ce jour là, m’aura servi.

Je me retrouve donc pour la deuxième fois dans un casino, le casino du Cap d’Agde. Les émotions elles, sont totalement intactes. Une fois entré dans le casino, je suis aimanté vers la table de poker. Je vibre au moment de m’asseoir et là, la moyenne d’âge est bien plus jeune qu’à Dieppe. Cette fois-ci, c’est 100 euros minimum pour rentrer à la table et non 50. Ce qui fait très cher pour l’étudiant que je suis, mais je décide quand même de jouer et d’appliquer la stratégie du “petit tapis” que j’avais mémorisé durant l’après-midi. Je jette patiemment mes cartes, et après une heure complète à jeter mes cartes, je découvre une paire de valets. Un joueur relance, je fais tapis avec mes 88 euros restants, car oui j’avais payé les blindes quand même. Du coup, je n’avais plus 100 euros devant moi car j’en avais perdu 12 en attendant. Il me paye, je double contre son A8 et je sors de la table avec un profit d’environ 80 euros. Mes potes m’acclament et me félicitent d’avoir eu les “couilles” de miser 100 euros, alors je ne sais pas si c’est ça ou le début d’une passion ou un mélange des deux, mais je me sens fort et inarrêtable.

Le lendemain, je décide de retourner au casino avec seulement deux potes qui acceptent de me suivre. Je refais la même stratégie, je double et je me casse avec un profit de 90 euros cette fois. Le surlendemain, rebelote ou plutôt  “repoker”. Je double à nouveau et je fais 80 euros de profit. La fin de la semaine est arrivée, je suis en profit d’environ 300 euros alors que je suis en vacances. Je rentre à Paris, à l’époque c’est là où j’habitais car je faisais mes études sur place, et je tape sur Google : “Poker à Paris”. Le soir même je me retrouve au cercle Wagram qui était situé près des Champs-Elysées. Je paye l’adhésion annuelle au club de 50 euros et ce, même s’il ne restait plus que 3 mois car on était déjà en septembre. À savoir, une adhésion s’étend généralement sur une année de calendrier.

Ce soir là, j’allais vivre un cauchemar....Je vous raconterai la suite dans une prochaine vidéo qui suivra celle-ci. Abonnez-vous dès maintenant ici, pour être sûr de voir la suite et de recevoir une notification. Parfois Youtube n'envoie pas les notifications donc pensez à bien activer la petite cloche si vous êtes déjà abonnés à la chaîne. Je vous invite aussi à cliquer ici pour recevoir 30 heures de cours GRATUITS par email.




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